All Posts By

Grégory Meurisse

Écouter tous ces agriculteurs, qui ont à tant à cœur de se livrer, de confier leurs difficultés, mais aussi et surtout d'exprimer leurs espérances.

Écouter ceux que l’on n’entend plus

Le blog
Écouter est peut être le plus beau cadeau
Que nous puissions faire à quelqu’un…
C’est lui dire, non pas avec des mots,
Mais avec ses yeux, son visage, son sourire
Et tout son corps: tu es important pour moi,
Tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là…
 
Écouter, c’est commencer par se taire
Écouter, c’est accueillir l’autre
Avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même
Sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.
 
Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un
Soit comme ceci ou cela,
C’est apprendre à découvrir ses qualités
Qui sont en lui spécifiques.
C’est être ouvert positivement
A toutes les idées, à tous les sujets,
A toutes les expériences,
A toutes les solutions, sans interpréter,
Sans juger, laissant à l’autre son espace.
 
Et le temps de trouver la voie qui est la sienne.
Être attentif à quelqu’un qui souffre
Ce n’est pas donner une solution
Ou une explication à la souffrance
C’est lui permettre de la dire et de trouver
Lui-même son propre chemin pour se libérer.
 
Écouter c’est donner à l’autre
Ce que l’on ne nous a peut être jamais donné:
De l’attention, du temps, une présence affectueuse
 
André Grosmolard – prêtre et auteur
 
La vie d’agriculteur s’éloigne de plus en plus du modèle artisanal ancestral: méga-élevage, matériel coûteux, absence d’activités sociales et sédentarité obligée. Bienvenue… endettement et solitude.
 
Depuis maintenant 4 ans, je marche pour mettre en lumière la détresse qui guette ceux qui donnent leur temps sans compter à leur terre et à leur élevage.
 
Il est de temps à présent de redonner de l’espoir à tous ces agriculteurs qui n’en ont plus beaucoup.
 
Seul, on ne l’est jamais.
Seul, je ne le suis pas pour écouter justement ceux qui sont submergés par les difficultés.
 
Un appel à l’aide n’est pas un abandon de soi, c’est saisir la main de ceux qui la tendent avec bienveillance pour apporter soulagement et réconfort.
 
Pour me joindre via mon site :
 
Joindre l’association solidarité paysans :
 
Joindre le réseau Agri-Sentinelle :

Tendre la main face au désespoir

Le blog

Cette semaine, je souhaite mettre en lumière l’action engagée par une association extrêmement active dans un département voisin du mien.
Crée par l’infatigable Guy Serès en 1993, le samu social agricole du Gers a vocation dès le départ d’intervenir auprès des créanciers d’agriculteurs en situation de détresse.
Et la tache n’est pas de tout repos, chaque année, la structure s’occupe d’une somme qui varie entre 1,3 million et 1,5 million d’endettement. La persévérance qui caractérise son créateur permet de faire économiser aux agriculteurs près de la moitié de ce montant.

Pour moi le métier d’agriculteur est suffisamment noble pour qu’il soit un peu plus considéré

Celui qui se reconnaît volontiers fort gênant pour certains ne ménage pas ses efforts pour venir en aide aux autres qui viennent vers lui. De l’organisation d’un repas en faveur d’un agriculteur tarn-et-garonnais en détresse, à la sollicitation de la préfecture du Gers, il est de tout les combats pour sauver les producteurs de nos campagnes. Ainsi en juin dernier, Catherine Seguin, préfète du Gers a demandé aux Samu Social Agricole «de signaler les cas de grande difficulté, afin de permettre aux intervenants compétents d’agir au plus vite.»

Étranglés par les dettes et la concurrence, ils sont de plus en plus nombreux à mettre fin à leurs jours, alors, l’association s’active pour chercher comment trouver les fonds nécessaires à l’extinction d’un passif devenu trop pesant.

J’ai manipulé une sangle… comment faire le nœud ?

Ainsi à Vic-Fezensac, un agriculteur à deux pas du suicide a pu obtenir l’arrêt des poursuites, après avoir contacté le GAAMIR animé par Michel Bini, rescapé lui aussi de la spirale infernale et le samu social agricole. Endetté à hauteur de 80 000€ dont 40 000€ réclamés par la seule Mutualité Sociale agricole, il revient de loin, après avoir vu l’huissier mandaté par la MSA venir à la ferme. De terrible cette épreuve résonne encore ces mots : “J’ai manipulé une sangle… comment faire le nœud ?”

La MSA, toujours la MSA au centre de la grogne, entre mise en avant de sa cellule de prévention et les ravages de son service de recouvrement, face à des agriculteurs désabusés.

Veiller au bien être des agriculteurs

Le blog

AGIRAGRI est un groupement d’expert comptables et d’avocats très impliqués dans le monde agricole et viticole.
Ce réseau organise régulièrement une MATINAGRI, petit-déjeuner-débat trimestriel désormais bien installé, dans les salons du café Le Procope à Paris.
Chargé d’une proposition de loi sur la prévention et le soutien aux douleurs paysannes, je suis invité ce 13 décembre à présenter l’avancée de mes travaux.
Devant une quinzaine d’invités,responsables au sein d’instances et institutions liées au monde agricole dans sa grande généralité, je ferais part de mes expériences acquises lors de mon immersion au cœur de la détresse agricole.
Ce sera l’occasion de dévoiler les premières pistes envisagées pour combattre le fléau du suicide qui affecte le monde paysan, et les solutions nécessaires pour veiller au bien être de nos agriculteurs, conformément à la mission qui m’a été confiée par le Président de la République Emmanuel Macron en février dernier.

PLACES LIMITEES REPONSE SOUHAITEE
AVANT LE 06 décembre àa.delest@agiragri.com   Vendredi 13 décembre De 8h15 à 10h30 Café le Procope 13 rue de l’ancienne comédie – 75006 PARIS

Radio 4 – Interview du 03/10/2019 – Carte des suicides agricoles

Dans la presse

J’intervenais ce matin au micro de Radio4 pour présenter le lancement de la carte des suicides agricoles récemment mise en place sur mon site internet.
Celle ci est destinée à alerter et provoquer une véritable prise de conscience.
Elle ne sera efficace qu’avec la contribution de chacun
Plus que jamais, que vous soyez de la famille, un ami, une relation, je vous remercie de nous aider à alimenter cette carte en nous signalant la perte d’un proche, toute aussi douloureuse soit cette démarche…
Un prénom, un lieu, un age et l’année du drame qui nous touche tous suffisent…

Voir la carte

Suicide des agriculteurs : l’association “Deux mains pour demain” brise le tabou

Dans la presse

Une antenne de l’association Deux mains pour demain, fondée par des agriculteurs, a ouvert dans le Lot-et-Garonne. L’objectif : libérer la parole des paysans, encore trop nombreux à sombrer en silence.

Le mal-être des agriculteurs, Patrick Maurin en parle depuis longtemps. Bien avant la sortie du film “Au nom de la Terre”, d’Edouard Bergeon et Guillaume Canet qui portent à l’écran la souffrance des paysans, le conseiller municipal de Marmande, (Lot-et-Garonne) avait entrepris une longue marche pour alerter sur les suicides agricoles.
 

Près de deux suicides chaque jour

“Même si j’ai pu être entendu par le président de la République, le ministre de l’agriculture, nous avons toujours des suicides tous les jours”, commente amèrement l’élu municipal. Les chiffres sont éloquents : chaque jour, près de deux agriculteurs se donnent la mort. “C’est énorme, c’est inadmissible”. 

De cette audition avec le chef de l’Etat est né un projet de table ronde, prévu au mois de mai 2020, au cours duquel Patrick Morin devrait présenter un projet de loi pour favoriser le recours aux circuits courts et réviser les modes de culture. 

Lire la suite sur France3.fr

Cartographie des suicides agricoles

Le blog

Mettre en place un tel outil ne se fait pas sans peine.
Cette peine que l’on peut ressentir lorsque l’on perd un proche, un ami, une connaissance, alors que celui qui part… le fait sans laisser de mot pour expliquer son geste.
Lorsque j’ai rencontré au mois de mars dernier le président de la MSA, les chiffres officiels alors communiqués ne faisaient état que d’un suicide d’agriculteur tous les 2 jours.
Avant cette entrevue, j’avais accompli durant les six derniers mois deux marches citoyennes.
J’ai parcouru tant de kilomètres pour alerter sur les difficultés d’une France rurale aux abois.
Je déplorais alors que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. J’insistais en affirmant qu’un agriculteur se suicidait chaque jour dans notre pays.
Ce message, pourtant aussi simple que percutant, ne semble pas encore avoir été suffisamment compris.
Il a certes été entendu, j’ai eu jusqu’à l’écoute du Président de la République, mais je regrette qu’aujourd’hui rien ne bouge encore suffisamment vite pour y remédier.
Face à cette hécatombe silencieuse, la seule réponse des pouvoirs publics est une certaine reconnaissance des insuffisances de la loi EGALIM…
Mais depuis quelques semaines, la presse s’est emparée à nouveau du sujet du suicide agricole. Dans un premier temps avec la sortie du film d’Edouard Bergeon, Guillaume Canet y interprétant un rôle au destin dramatique.
Tout aussi tragique est l’histoire que raconte dans les médias Camille Beaurain, veuve à 24 ans, après le geste fatal de son mari, pendu dans sa ferme à 31 ans.
Enfin, la MSA s’est décidé à actualiser ses statistiques et communique désormais sur le nombre de 372 suicides pour l’année 2015, soit plus d’un par jour.
Pire encore… en ne tenant compte que des seuls chefs d’exploitations (en rajoutant les salariés, on tombe sur le chiffre astronomique de 605 décès par suicide  sur l’année…)
C’est pour illustrer cette calamité que je propose aujourd’hui cette carte qui se veut collaborative. Avec cette volonté de la présenter quasiment vierge, telle qu’elle devrait être dans un monde qui respecte ceux qui ont contribué à nourrir un pays décimé après chaque guerre…
Crée pour alerter et provoquer une véritable prise de conscience, elle ne sera efficace qu’avec la contribution de chacun. Elle sera alors la plus fidèle possible à la réalité d’une France agricole qui,  en plus du fléau du suicide agricole,  est confrontée aujourd’hui au phénomène de l’agribashing. Ce même pays qui enregistre chaque semaine la disparition de 200 exploitations professionnelles, faute d’avoir trouvé un successeur ou un nouvel exploitant….
Que vous soyez de la famille, un ami, une relation, je vous remercie de nous aider à alimenter cette carte en nous signalant la perte d’un proche, toute aussi douloureuse soit cette démarche…
Un prénom, un lieu, un age et l’année du drame qui nous touche tous suffisent…

Patrick Maurin

Consulter la carte

Dans les coulisses d’un reportage

Le blog

J’ai participé ce matin à la réalisation d’un reportage pour France 3 Nouvelle Aquitaine sur le mal être agricole.
Laurent Goudelin , Marc et Benoît ont eu l’occasion d’apporter leurs témoignages sur ce sujet encore trop d’actualité.
Rendez-vous le 3 octobre à partir de 19 heures pour découvrir le quotidien et les difficultés de ces courageux agriculteurs.
#jecontinue

Malaise mortifère des paysans : dans les champs, la faucheuse continue de sévir

Dans la presse

Ce mercredi, sort le film “Au Nom de la Terre” qui évoque le mal-être des agriculteurs les poussant parfois à l’extrême. Près de deux paysans se suicident en France par jour.

Quand Patrick Maurin a commencé à marcher, sac au dos, béret enfoncé sur les sourcils, la mort de son meilleur ami accrochée au cœur, les statistiques de la Mutuelle sociale agricole (MSA) faisaient état d’un suicide d’agriculteur tous les deux jours. Des chiffres de 2011. Début septembre 2019, la réactualisation se révèle glaçante : 605 décès par suicide chez les paysans (496 hommes et 109 femmes). Le sac à dos de Patrick Maurin pèse encore plus. Une raison supplémentaire pour ce conseiller municipal de Marmande (47) de continuer le combat « pour éveiller les consciences, car le paysan meurt en silence. Et surtout pour que l’État et les pouvoirs publics prennent le fléau à bras-le-corps. »

Un fléau qui ne date pas d’aujourd’hui mais qui s’amplifie, fluctuant à la marge quand les crises, comme celle du lait en 2016 et 2017, engloutissent les espoirs de faire du chiffre et de rembourser les dettes.

Lire la suite sur Sudouest.fr

Vote du CETA, mon mécontentement…

Le blog

Avec son vote pour l’adoption du CETA, la seule constance dans l’activité du député de ma circonscription apparaît être son attachement viscéral à accepter tous les textes proposés par la majorité à laquelle nous savons qu’il doit son élection.

Ses électeurs en revanche en souhaiteraient beaucoup plus de sa part…

De la constance dans le présentiel sur ce territoire qu’il proclame haut et fort défendre, alors que chacun s’accorde à lui donner ce qualificatif si peu glorieux de député fantôme…

De la constance également dans le maintien en poste de ces collaborateurs… Après tout, ne figure t’il pas parmi les représentants de la nation qui ont consommé le plus d’attachés parlementaire ? que ce soit en local qu’en soutien direct à l’Assemblée nationale…

Il se dit être le défenseur d’une agriculture d’excellence… A t’il été au contact de tous ses producteurs en difficulté lors de la préparation de son rapport pour une agriculture durable pour l’Union européenne ? A t’il réalisé l’ampleur de la catastrophe à venir pour nos territoires ruraux s’ils devaient voir disparaître encore plus de familles, qui sont elles le véritable poumon économique de nos campagnes devant le recul de l’implantation industrielle.

Ce n’est pas par opportunisme que j’ai dénoncé au fil de mes marches citoyennes le péril en cours pour nos agriculteurs, aujourd’hui, chacun sait que plus d’un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Ma victoire est ici, dans la connaissance par le plus grand nombre de ce chiffre, pas dans mon autosatisfaction et l’entretien démesuré de mon égo…

Quelle a pu être ma déception lorsque j’ai eu pour réponse de mon député qu’il serait difficile pour les pouvoirs publics d’agir, que ces mêmes agriculteurs ne devaient leurs nombreuses difficultés qu’à eux même, à leurs incapacités à s’adapter aux évolutions de leur métier… Tant et tant encore à dire à ce sujet…

Ce même parlementaire se dit être le champion dans la promotion de solution innovante pour lutter contre la désertification médicale. Après sa présidence d’une commission d’enquête sur l’égal accès aux soins, quelles sont les avancements et retombées pour ses administrés ?

Tant d’errances, tant d’inconstance me pousse aujourd’hui à m’interroger sur sa capacité réelle à défendre les intérêts d’un territoire rural aujourd’hui en réel danger face aux agressions économiques et climatiques… Son vote récent pour le CETA n’est pas fait pour nous rassurer…

Quelle sera sa position au moment du vote du MERCOSUR ?

 

Lot-et-Garonne : Patrick Maurin s’enchaîne aux grilles de l’Assemblée nationale

Dans la presse

Venu manifester contre l’accord avec le Mercosur, l’élu marmandais a mené une nouvelle action coup de poing, ce mercredi à Paris

Il marche, il chante, et il s’enchaîne. On n’arrête plus le conseiller municipal marmandais Patrick Maurin, dès lors qu’il s’agit de défendre la cause agricole. 

Venu rencontrer ce mercredi les députés pour leur dire tout le mal qu’il pense du traité du Mercosur, qui “va à l’encontre de nos règles actuelles d’alimentation, basée sur la qualité et respectueuse de l’environnement”, l’élu s’est menotté aux grilles de l’Assemblée nationale. 

 

“Que va-t-il advenir de nos éleveurs ? 30 000 éleveurs vont faire faillite, 50 000 personnes sur le carreau. Je dis non à l’accord dans sa forme actuelle”, s’indigne le marcheur, sur sa page Facebook.

Lire la suite sur Sudouest.fr