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Grégory Meurisse

illustration article sputnik

Heureusement que les agriculteurs sont là pour mettre à manger sur la table durant cette crise

Dans la presse

L’épidémie de coronavirus qui frappe l’Hexagone remet en question son économie. De nombreux observateurs appellent à relocaliser la production en France, à plusieurs niveaux. Les agriculteurs sont concernés et appellent à un changement. Patrick Maurin, élu de Marmande dans le Lot-et-Garonne et défenseur des agriculteurs, s’est confié à Sputnik.

https://fr.sputniknews.com/france/202004031043471034-heureusement-que-les-agriculteurs-sont-la-pour-mettre-a-manger-sur-la-table-durant-cette-crise/?fbclid=IwAR2ZfEBlaNNLA2vQIkOe9-4kN-8zjUV-MgUP2Fm5lakzGMra2m3azyigmK0

La Détresse en France vue du Canada

Le blog

Alors que l’on peut se réjouir de voir déjà 40000 candidats se manifester quelques heures seulement après l’appel de Didier Guillaume à rejoindre la grande armée de l’agriculture française, je reste vigilent sur les impacts de ce satané virus sur une profession déjà aux abois.
Devant les caméras de nos cousins d’outre atlantiques, j’ai encore martelé les nombreuses pistes qui permettraient de soulager durablement nos paysans.
Prioriser l’achat local, sensibiliser la population à acheter français, sortir notre agriculture de tous les accords internationaux pour tendre vers une protection similaire à celle de la culture, je ne reposerai mon bâton de pèlerin que lorsque je verrai notre pays prendre enfin le virage de la raison pour sauver ceux qui , comme à chaque guerre, combattent pour sécuriser notre approvisionnement alimentaire en cette période de crise sanitaire.

https://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/site/segments/reportage/159607/detresse-aussi-en-france

Patrick Maurin et Olivier Damaison sur les chemins du Lot-et-Garonne

Prévention du suicide agricole : mise en place d’une mission gouvernementale

Le blog

[Prévention]

A l’heure où notre pays a mis en place des mesures exceptionnelles pour stopper la propagation du COVID-19, je n’oublie pas pour autant mes amis agriculteurs.
Les regards vont à nouveau se porter vers nos paysans, car c’est avec eux que se jouera le maintien de nos réserves alimentaires, dont la solidité à été mise à l’épreuve ces derniers jours.
Ce regain d’intérêt ne devra pas faire oublier toutes les difficultés rencontrées et qui poussent encore trop d’entre eux à commettre l’irréparable.
Note : cette vidéo a été enregistrée avant l’annonce des mesures de confinement partiel. Toutes mes pensées vont vers les familles touchées actuellement par ce virus.
#jecontinue #suicide #prevention

Pour aller plus loin sur ce sujet : 

https://www.sudouest.fr/2020/03/10/suicide-chez-les-agriculteurs-le-depute-damaisin-part-en-mission-7304221-10142.php

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/mission-mal-etre-des-agriculteur-mieux-comprendre-mieux-connaitre-et-mieux-prevenir-205-167204.html

Mes chèr(e)s ami(es),

Comme vous le savez toutes et tous déjà, je me suis engagé très tôt dans la lutte pour dénoncer la détresse agricole.

Afin de mieux la prévenir, il m’a fallu comprendre les nombreuses difficultés rencontrées par une profession que l’on dit aujourd’hui stigmatisée.

Je me plaît à comparer le domaine de l’agriculture à celui de la médecine mais aussi de l’enseignement. Dans tous les cas, celui ou celle qui exerce son métier avec passion se met au service des autres. Que l’on cherche à guérir son prochain, ou bien que l’on veuille transmettre à un enfant un savoir essentiel,pour moi, c’est le sens du partage qui prédomine.

Au fil de mes rencontres, après avoir parcouru tant de kilomètres durant ces dernières années, j’ai compris que l’agriculteur cherche quant à lui à partager son amour de la terre, de ses bêtes, de son métier, et cela, contre vent et marées.

Et pourtant les obstacles à ce si bel accomplissement sont nombreux. Pression financière, endettement démesuré, difficultés liés à la transmission, ou bien simplement évènements de la vie, pris ensemble ou séparément, tout peut concourir au geste fatal, celui que je dénonce avec autant de forces et d’engagements.

Dès lors, je me réjouis aujourd’hui qu’une mission sur la prévention et l’accompagnement des difficultés rencontrées par les agriculteurs soit confiée à un député de mon département, celui du Lot-et-Garonne, en la personne d’Olivier Damaisin.

Lorsque de ma rencontre avec le Président de la République, cette piste avait déjà été évoquée, et depuis, j’ai souvent pesté de ne pas voir les choses avancer plus rapidement en ce sens.

Malgré tout, j’ai préféré ne pas perdre de temps, et de mon coté, durant ces longs mois d’attente, j’ai travaillé en amont sur ce sujet que je ne connais que trop bien.

Grace à mon action de terrain, j’ai accumulé un grand nombre de connaissances. J’ai très vite été sensibilisé sur l’importance de sensibiliser et de former ceux qui sont chargés d’intervenir auprès des agriculteurs. Dès l’année dernière, j’avais manifesté mon intérêt pour la création d’un réseau micro-local pouvant entourer ceux qui donnent des signes avant-coureurs de fragilité, permettant de prévenir plus efficacement le suicide agricole. De plus, j’ai très vite compris la nécessité de travailler sur un maillage efficient de notre territoire pour contribuer à un meilleur accompagnement des agriculteurs par tous les acteurs chargés d’intervenir auprès d’eux.

Toute cette expertise, je suis heureux d’avoir la possibilité de la partager dès à présent avec un membre de notre représentation nationale. Un parlementaire avec qui j’ai déjà eu l’occasion de travailler sur cette thématique qui me préoccupe tant.

Je n’insisterais jamais assez sur l’importance de mieux informer nos paysans en difficultés sur l’ensemble des aides mises à leur disposition. Je sais déjà que le dispositif n’est pas parfait, qu’il existe encore de nombreux trous dans la raquette, les nombreuses critiques contre la MSA en sont d’ailleurs l’illustration parfaite.

Retour sur le reportage d’ARTE Regards

Le blog

Retour sur le reportage d’ARTE regards sur la chaîne franco-allemande.
Importance des contraintes, accumulation des normes, recours obligatoire à l’investissement générateur de dettes.
Autant de pierres qui viennent alourdir le poids qui pèse sur les épaules des agriculteurs.
Générer un revenu insaisissable en ayant recours au volet social de la PAC , provoquer une plus grande implication de l’achat public… Daniel Benquet, président de Val de Garonne Agglomération livre devant les caméras d’ARTE ses pistes pour soutenir un monde agricole fragilisé.

 

Chaque année, 8300 exploitants agricoles capitulent face aux nombreuses difficultés rencontrées dans l’exercice de leur métier.
Pénibilité, prix agricoles en baisse, normes environnementales toujours plus strictes, dévalorisation du métier favorisent le burn-out, la dépression voire le suicide chez les agriculteurs.

 

Écouter tous ces agriculteurs, qui ont à tant à cœur de se livrer, de confier leurs difficultés, mais aussi et surtout d'exprimer leurs espérances.

Écouter ceux que l’on n’entend plus

Le blog
Écouter est peut être le plus beau cadeau
Que nous puissions faire à quelqu’un…
C’est lui dire, non pas avec des mots,
Mais avec ses yeux, son visage, son sourire
Et tout son corps: tu es important pour moi,
Tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là…
 
Écouter, c’est commencer par se taire
Écouter, c’est accueillir l’autre
Avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même
Sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.
 
Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un
Soit comme ceci ou cela,
C’est apprendre à découvrir ses qualités
Qui sont en lui spécifiques.
C’est être ouvert positivement
A toutes les idées, à tous les sujets,
A toutes les expériences,
A toutes les solutions, sans interpréter,
Sans juger, laissant à l’autre son espace.
 
Et le temps de trouver la voie qui est la sienne.
Être attentif à quelqu’un qui souffre
Ce n’est pas donner une solution
Ou une explication à la souffrance
C’est lui permettre de la dire et de trouver
Lui-même son propre chemin pour se libérer.
 
Écouter c’est donner à l’autre
Ce que l’on ne nous a peut être jamais donné:
De l’attention, du temps, une présence affectueuse
 
André Grosmolard – prêtre et auteur
 
La vie d’agriculteur s’éloigne de plus en plus du modèle artisanal ancestral: méga-élevage, matériel coûteux, absence d’activités sociales et sédentarité obligée. Bienvenue… endettement et solitude.
 
Depuis maintenant 4 ans, je marche pour mettre en lumière la détresse qui guette ceux qui donnent leur temps sans compter à leur terre et à leur élevage.
 
Il est de temps à présent de redonner de l’espoir à tous ces agriculteurs qui n’en ont plus beaucoup.
 
Seul, on ne l’est jamais.
Seul, je ne le suis pas pour écouter justement ceux qui sont submergés par les difficultés.
 
Un appel à l’aide n’est pas un abandon de soi, c’est saisir la main de ceux qui la tendent avec bienveillance pour apporter soulagement et réconfort.
 
Pour me joindre via mon site :
 
Joindre l’association solidarité paysans :
 
Joindre le réseau Agri-Sentinelle :

Tendre la main face au désespoir

Le blog

Cette semaine, je souhaite mettre en lumière l’action engagée par une association extrêmement active dans un département voisin du mien.
Crée par l’infatigable Guy Serès en 1993, le samu social agricole du Gers a vocation dès le départ d’intervenir auprès des créanciers d’agriculteurs en situation de détresse.
Et la tache n’est pas de tout repos, chaque année, la structure s’occupe d’une somme qui varie entre 1,3 million et 1,5 million d’endettement. La persévérance qui caractérise son créateur permet de faire économiser aux agriculteurs près de la moitié de ce montant.

Pour moi le métier d’agriculteur est suffisamment noble pour qu’il soit un peu plus considéré

Celui qui se reconnaît volontiers fort gênant pour certains ne ménage pas ses efforts pour venir en aide aux autres qui viennent vers lui. De l’organisation d’un repas en faveur d’un agriculteur tarn-et-garonnais en détresse, à la sollicitation de la préfecture du Gers, il est de tout les combats pour sauver les producteurs de nos campagnes. Ainsi en juin dernier, Catherine Seguin, préfète du Gers a demandé aux Samu Social Agricole «de signaler les cas de grande difficulté, afin de permettre aux intervenants compétents d’agir au plus vite.»

Étranglés par les dettes et la concurrence, ils sont de plus en plus nombreux à mettre fin à leurs jours, alors, l’association s’active pour chercher comment trouver les fonds nécessaires à l’extinction d’un passif devenu trop pesant.

J’ai manipulé une sangle… comment faire le nœud ?

Ainsi à Vic-Fezensac, un agriculteur à deux pas du suicide a pu obtenir l’arrêt des poursuites, après avoir contacté le GAAMIR animé par Michel Bini, rescapé lui aussi de la spirale infernale et le samu social agricole. Endetté à hauteur de 80 000€ dont 40 000€ réclamés par la seule Mutualité Sociale agricole, il revient de loin, après avoir vu l’huissier mandaté par la MSA venir à la ferme. De terrible cette épreuve résonne encore ces mots : “J’ai manipulé une sangle… comment faire le nœud ?”

La MSA, toujours la MSA au centre de la grogne, entre mise en avant de sa cellule de prévention et les ravages de son service de recouvrement, face à des agriculteurs désabusés.

Veiller au bien être des agriculteurs

Le blog

AGIRAGRI est un groupement d’expert comptables et d’avocats très impliqués dans le monde agricole et viticole.
Ce réseau organise régulièrement une MATINAGRI, petit-déjeuner-débat trimestriel désormais bien installé, dans les salons du café Le Procope à Paris.
Chargé d’une proposition de loi sur la prévention et le soutien aux douleurs paysannes, je suis invité ce 13 décembre à présenter l’avancée de mes travaux.
Devant une quinzaine d’invités,responsables au sein d’instances et institutions liées au monde agricole dans sa grande généralité, je ferais part de mes expériences acquises lors de mon immersion au cœur de la détresse agricole.
Ce sera l’occasion de dévoiler les premières pistes envisagées pour combattre le fléau du suicide qui affecte le monde paysan, et les solutions nécessaires pour veiller au bien être de nos agriculteurs, conformément à la mission qui m’a été confiée par le Président de la République Emmanuel Macron en février dernier.

PLACES LIMITEES REPONSE SOUHAITEE
AVANT LE 06 décembre àa.delest@agiragri.com   Vendredi 13 décembre De 8h15 à 10h30 Café le Procope 13 rue de l’ancienne comédie – 75006 PARIS

Radio 4 – Interview du 03/10/2019 – Carte des suicides agricoles

Dans la presse

J’intervenais ce matin au micro de Radio4 pour présenter le lancement de la carte des suicides agricoles récemment mise en place sur mon site internet.
Celle ci est destinée à alerter et provoquer une véritable prise de conscience.
Elle ne sera efficace qu’avec la contribution de chacun
Plus que jamais, que vous soyez de la famille, un ami, une relation, je vous remercie de nous aider à alimenter cette carte en nous signalant la perte d’un proche, toute aussi douloureuse soit cette démarche…
Un prénom, un lieu, un age et l’année du drame qui nous touche tous suffisent…

Voir la carte

Suicide des agriculteurs : l’association “Deux mains pour demain” brise le tabou

Dans la presse

Une antenne de l’association Deux mains pour demain, fondée par des agriculteurs, a ouvert dans le Lot-et-Garonne. L’objectif : libérer la parole des paysans, encore trop nombreux à sombrer en silence.

Le mal-être des agriculteurs, Patrick Maurin en parle depuis longtemps. Bien avant la sortie du film “Au nom de la Terre”, d’Edouard Bergeon et Guillaume Canet qui portent à l’écran la souffrance des paysans, le conseiller municipal de Marmande, (Lot-et-Garonne) avait entrepris une longue marche pour alerter sur les suicides agricoles.
 

Près de deux suicides chaque jour

“Même si j’ai pu être entendu par le président de la République, le ministre de l’agriculture, nous avons toujours des suicides tous les jours”, commente amèrement l’élu municipal. Les chiffres sont éloquents : chaque jour, près de deux agriculteurs se donnent la mort. “C’est énorme, c’est inadmissible”. 

De cette audition avec le chef de l’Etat est né un projet de table ronde, prévu au mois de mai 2020, au cours duquel Patrick Morin devrait présenter un projet de loi pour favoriser le recours aux circuits courts et réviser les modes de culture. 

Lire la suite sur France3.fr

Cartographie des suicides agricoles

Le blog

Mettre en place un tel outil ne se fait pas sans peine.
Cette peine que l’on peut ressentir lorsque l’on perd un proche, un ami, une connaissance, alors que celui qui part… le fait sans laisser de mot pour expliquer son geste.
Lorsque j’ai rencontré au mois de mars dernier le président de la MSA, les chiffres officiels alors communiqués ne faisaient état que d’un suicide d’agriculteur tous les 2 jours.
Avant cette entrevue, j’avais accompli durant les six derniers mois deux marches citoyennes.
J’ai parcouru tant de kilomètres pour alerter sur les difficultés d’une France rurale aux abois.
Je déplorais alors que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. J’insistais en affirmant qu’un agriculteur se suicidait chaque jour dans notre pays.
Ce message, pourtant aussi simple que percutant, ne semble pas encore avoir été suffisamment compris.
Il a certes été entendu, j’ai eu jusqu’à l’écoute du Président de la République, mais je regrette qu’aujourd’hui rien ne bouge encore suffisamment vite pour y remédier.
Face à cette hécatombe silencieuse, la seule réponse des pouvoirs publics est une certaine reconnaissance des insuffisances de la loi EGALIM…
Mais depuis quelques semaines, la presse s’est emparée à nouveau du sujet du suicide agricole. Dans un premier temps avec la sortie du film d’Edouard Bergeon, Guillaume Canet y interprétant un rôle au destin dramatique.
Tout aussi tragique est l’histoire que raconte dans les médias Camille Beaurain, veuve à 24 ans, après le geste fatal de son mari, pendu dans sa ferme à 31 ans.
Enfin, la MSA s’est décidé à actualiser ses statistiques et communique désormais sur le nombre de 372 suicides pour l’année 2015, soit plus d’un par jour.
Pire encore… en ne tenant compte que des seuls chefs d’exploitations (en rajoutant les salariés, on tombe sur le chiffre astronomique de 605 décès par suicide  sur l’année…)
C’est pour illustrer cette calamité que je propose aujourd’hui cette carte qui se veut collaborative. Avec cette volonté de la présenter quasiment vierge, telle qu’elle devrait être dans un monde qui respecte ceux qui ont contribué à nourrir un pays décimé après chaque guerre…
Crée pour alerter et provoquer une véritable prise de conscience, elle ne sera efficace qu’avec la contribution de chacun. Elle sera alors la plus fidèle possible à la réalité d’une France agricole qui,  en plus du fléau du suicide agricole,  est confrontée aujourd’hui au phénomène de l’agribashing. Ce même pays qui enregistre chaque semaine la disparition de 200 exploitations professionnelles, faute d’avoir trouvé un successeur ou un nouvel exploitant….
Que vous soyez de la famille, un ami, une relation, je vous remercie de nous aider à alimenter cette carte en nous signalant la perte d’un proche, toute aussi douloureuse soit cette démarche…
Un prénom, un lieu, un age et l’année du drame qui nous touche tous suffisent…

Patrick Maurin

Consulter la carte